Brimstone


Brimstone


SYNOPSIS :

Dans l’Ouest américain, à la fin du XIX siècle.
Liz, une jeune femme d’une vingtaine d’années, mène une vie paisible auprès de sa famille.
Mais sa vie va basculer le jour où un sinistre prêcheur leur rend visite.
Liz devra prendre la fuite face à cet homme qui la traque sans répit depuis l’enfance…

Film Interdit -16 ans

CRITIQUE : 

WAOUH ! Quelle claque ! Ce western est tout simplement l’un des meilleurs de ces dernières années. Féministe, violent, choquant et d’actualité, il dépeint un thriller machiavélique saisissant, dans la lignée d’Impitoyable !

C’est le cinéaste Néerlandais Martin Koolhoven qui est à la signature de ce scénario passionnant, il en est également le réalisateur vénérable. On lui doit le film de guerre "Winter in Wartime" et ce "Brimstone" est un western produit par les Pays-Bas et la France, j’aime le mentionné puisque ce fait est rare.
Koolhoven, nous a concocté un film féministe palpitant se déroulant dans l’Ouest américain. Les westerns mettant la femme à l’égal de l’homme sont rares, surtout que la grande époque de l’Ouest, ne s’y prêtait guère. J’aime et je salue ces initiatives, je recommande d’ailleurs des films comme "1 Colt pour 3 salopards", "The Homesman", "Mort ou Vif", "Jane Got a Gun" ou plus récemment la série "Godless" produite et disponible sur Netflix. La femme n’a pas besoin de fiction pour égaler l’homme, mais ces films apportent un souffle de fraîcheur dans un monde ou l’homme pense être dominateur.

Brimstone, salue la femme à travers le parcours de son héroïne, son histoire ne laisse d’ailleurs pas insensible. Mais plus encore qu’un film féministe, ce petit bijou passé inaperçu, est un hommage à l’un des films que je considère comme chefs d’œuvres intemporels : « La Nuit du Chasseur » de Charles Laughton, qui a pour vedette le grand Robert Mitchum, un film sortie en 1956. Dans Brimstone, on retrouve la même noirceur, cette part des ténèbres névrosée qui vous cloisonne au fond de votre fauteuil pour une aventure apocalyptique. Ce bourreau malsain qui se cache derrière la religion pour invoquer ses droits et ses recours aux châtiments, lui qui se pense bénit par une divinité presque à son égal.
Plus qu’une fiction ce sujet me parait aujourd’hui, plus que jamais, totalement d’actualité, puisque de nos jours, ce genre de châtiments est encore pratiqué, la femme doit faire face aux humiliations que l’homme invoque comme étant les paroles du seigneur, mais au final, seulement à ses propres fins.

La force du récit est clairement mise en avant par la violence physique et verbale, les situations nous mettent mal à l’aise, elles exploitent toute la tension, la nervosité et l’animosité avec une totale efficacité. La mise en scène et la photographie, subliment ce drame sombre, composé de quatre chapitres Révélation, Exodus, Genesis et Rétribution.
L’ensemble se dévoile comme étant un film puissant, marquant et incontournable. Son sujet peut déranger, puisqu’il met à mal la religion, mais la violence qui le compose est totalement représentative de ce que certains hommes imposent au nom des saintes écritures, aussi bien à des femmes qu’a des peuples opprimés.
Le film fut d’ailleurs interdit en salles dans l’hexagone, il est vrai que le peuple français est certainement l’un des plus croyants et sensible au sujet. Mdr
Enfin bref, on revient toujours au même point, on ne distribue pas forcément les meilleurs films dans les cinémas français, mais heureusement pour les cinéphiles et amateurs de genre, il y a le marché de la vidéo.

On notera que ce film, replace enfin sur le devant de la scène la jeune comédienne Dakota Fanning, que l’on avait apprécier et découvert dans les films "Sam, je suis Sam", "La Guerre des Mondes", "Man on Fire" ou encore "Trouble Jeu". Je fus ravi de constater qu’elle n’avait rien perdu de son talent et de sa prestance avec les années. Dakota est aujourd’hui, une jeune femme séduisante, dont sa jeune sœur Elle Fanning, semble tout de même avoir pris le pas sur elle, niveau carrière, je lui souhaite donc un bon retour, en espérant que ce film la propulse vers une nouvelle étape à la filmographie relevée.
Face à elle, le génial Guy Pearce, qui incarne ce pasteur tempétueux. Pearce, est un comédien que j’affectionne particulièrement, puisque bons nombres de ses films m’ont marqué. Il est d’ailleurs encore incroyable que son nom ne soit pas reconnu du grand public, tant ses performances à l’écran sont magistrales. Je pense à des films comme "L.A.Confidential", "Memento", "La Machine à explorer le temps" ou encore "Des Hommes sans Loi".
Deux autres comédiens internationaux se sont joints au casting, il s’agit de deux célébrités extirpées de la série « Game Of Thrones », Kit Harington et Carice Van Houten.

Pour finir cette chronique, je tiens simplement à rappeler à quel point ce film est réussit, brillant, glaçant, impitoyable, pervers, viscéral, tendu et fascinant !
Déjà CULTE, en tout cas, pour moi !

Ciné Vor.


NOTE : 9/10

BANDE-ANNONCE : 

Disponible en DVD, Steelbook et Blu-Ray 

depuis le 13 septembre 2017.


  • Casting : Guy Pearce, Dakota Fanning, Carice Van Houten, Kit Harington
  • Réalisateurs : Martin Koolhoven
  • Audio : Anglais (DTS-HD 2.0), Anglais (DTS-HD 5.1), Français (DTS-HD 2.0), Français (DTS-HD 5.1)
  • Sous-titres : Français
  • Sous-titres pour sourds et malentendants : Français
  • Région : 2/B
  • Rapport de forme : 2.40:1
  • Nombre de disques : 1
  • Distributeur : The Jokers
  • Durée : 149 minutes

BONUS :

Scènes coupées (14')
Entretiens avec Martin Koolhoven (23')
Junkie XL (Tom Holkenborg) : secrets de compositeur (36')
Bande-annonce
Galerie photos


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