L'Empreinte de Frankenstein


L'Empreinte de Frankenstein


SYNOPSIS :

Réfugié dans un laboratoire de campagne avec son assistant Hans, le Baron Frankenstein poursuit ses expériences avant d'être de nouveau chassé du village où ils ont trouvé refuge par un prêtre ayant découvert les agissement peu orthodoxes du scientifique. De retour au château familial de Karldstadt, ils vont tenter de faire revivre la créature, conservée dans la glace.

CRITIQUE : 

Troisième film sur Frankenstein des productions Hammer, "L’Empreinte de Frankenstein", donne suite à "Frankenstein s’est échappé" et "La Revanche de Frankenstein". Deux films sortis en 1957 et 1958, et réalisés par Terence Fisher.
Cette fois-ci, c’est au tour de Freddie Francis de s’occuper du mythe, remplaçant Fisher, indisponible suite à un accident de voiture. Après deux excellents films psychologiques ("Paranoïaque", "Meurtre par procuration"), Francis prend en main un film de monstre, laissant derrière lui, le réalisme de deux films percutants, pour un retour au cinéma fantastique.

 C’est John Elder, le fils de William Hinds, l’un des fondateurs de la société Hammer, qui se charge du scénario. L’intrigue n’est pas une suite à proprement parler, c’est un troisième film de la firme Hammer, mais qui n’a pour autant aucuns liens directs avec les deux précédents films de Fisher.
L’ouverture du film à de quoi faire saliver, tout est là : folie expérimentale, cadavre, temps violent, vent, éclairs, tonnerre, électricité et laboratoire au décor steampunk, le tout, dans une étonnante et folle ambiance de cinéma de genre, en particulier celui des années 30-40. 

Les productions Hammer, pour les novices : 

c'est des films produits par une société fondée par 

William Hinds et Enrique Carreras en 1934. 

La société Hammer à produit de nombreux films fantastiques, 

d'horreur et d'aventures durant les années 1950 et 60 

qui sont restées célèbres à travers le temps, 

l'une des sagas les plus célèbres demeure celle de Dracula. 

Aujourd'hui, les fans inconditionnels du cinéma de genre, 

vouent un culte sans failles à cette collection d'œuvres 

qui ont fait la gloire des cinémas de quartier.

En effet, Francis, semble vouloir d’avantage rendre hommage aux versions de la collection « Universal Monsters», qu’aux films de Fisher. Sa créature arbore d’ailleurs, un visage proche de celui de Boris Karloff dans la version sortie en 1931. J’ai tout de même une nette préférence pour le modelage réalisé sur Karloff, le visage morcelé de la créature n’a ici pas le même impact ! Est-ce la couleur qui crée ce mécontentement ? Je ne pense pas, le charme du noir et blanc apportait certes, un coté gothique et poétique percutant, mais il faut bien l’avoué le film de Francis, arbore un esthétisme coloré et suranné vraiment séduisant. Je pense simplement que le maquillage n’est pas au point, et c’est pour ma part, le défaut principal du film.

La créature à tout de l’esprit des années Universal, le physique, la démarche, la gestuelle et la tristesse d’une âme perdue. Elle semble avoir un coté humain attachant et ne pas être totalement indifférente à la jeune mendiante sourde et muette, campée par Katy Wild. Ce qui provoque, un fourmillement de tendresse, de compassion et d’émotion au milieu d’un film de genre, porté par la folie d’un scientifique qui se prend pour Dieu.
Peter Cushing est impeccable dans le rôle du savant fou, son personnage est à la fois ambitieux, paranoïaque et dérangé. À ses côtés, Peter Woodthorpe incarne un hypnotiseur, qui va l’aider à ranimé la créature, à des fins plus personnelles que collaboratrice et scientifiques. Puisqu’il exercera ses dons, comme bon, lui semble afin, de faire fortune. 

C’est par moment un peu tiré par les cheveux, l’intrigue n’étant pas toujours très captivante. Pourtant, la mise en scène, les décors et la photographie arrivent à sublimée l’œuvre.
Tout est loin d’être parfait, surtout lorsque l’on a vu les deux thrillers précédents de Freddie Francis. On a en effet, une attente, beaucoup plus sournoise, plus sombre et plus terrifiante. Hors, ce n’est pas la direction que le cinéaste semble avoir voulu prendre, et c’est regrettable. 

Toutefois, le divertissement est plaisant, bienveillant et noble."

Ciné Vor.



NOTE : 6/10

BANDE ANNONCE :


Disponible en DVD, Combo Blu-Ray et Coffret 13 films...

Année : 1964

Durée :  95 minutes

Origine : Angleterre /USA

Réalisateur : Freddie Francis

Casting : Peter Cushing, Freddie Francis, Peter Woodthorpe

Disponible en DVD édition Collector depuis le 7 novembre 2017 

et dans le coffret "13 Cauchemars de la Hammer", le 5 décembre 2017. 

BONUS  :  

Hammer : La petite boutique des horreurs (10')
Le film par Nicolas Stanzick (10')
Bandes-annonces
Galerie d'images

Contient également :

un livret collector de 20 pages
Jaquette réversible avec choix entre facings "moderne" ou "vintage"

  • Format :PAL
  • Audio : Anglais, Français (Dolby Digital 2.0 Mono) (DTS Master HD sur Blu-ray)
  • Sous-titres Français
  • Région : Région 2 
  • Rapport de forme : 1.85:1
  • Nombre de disques : 2
  • Editeur : Elephant Films


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