Les Oubliés


Les Oubliés


SYNOPSIS :

1945. Danemark. Fin de la Seconde Guerre Mondiale. Plusieurs soldats allemands, à peine sortis de l'adolescence, sont faits prisonniers par l'armée danoise et envoyés en première ligne pour désamorcer les mines enfouies le long de la côte. Pour eux, la guerre est loin d'être terminée. Inspiré de faits réels, Les Oubliés raconte cet épisode tragique de l'Histoire.

CRITIQUE :

C’est un film danois qui dénonce un crime de guerre commis juste après la libération concrétisée des alliés, face aux nazis, en 1945. Un crime administré aux jeunes soldats allemands capturés, qui se virent utilisés à des fins d’assainissements du sol, par une forme de vengeance.

La Seconde Guerre mondiale qui vient de durer 6 ans a dévasté l’Europe, les nazis de l’armée allemande qui souhaitaient protéger leurs structures tactiques et leurs terres conquises, ont placés tout au long de ce conflit des champs de mines importants, en lieux dit stratégiques et dissuasifs.
Les Anglais, les Français, les Américains et les Danois pour ne nommer qu’eux, ont réquisitionnés les jeunes prisonniers allemands, afin de déminer les lieux que leurs précurseurs avaient établis au fil des années. L’Europe se reconstruit alors, et pour se faire, il faut d’abord sécuriser les lieux publics pour que les civils puissent enfin profiter de leur liberté et de leurs terres sans aucunes menaces.

À la base, quoi de plus logique, que les Allemands soient employés pour cette mission, puisque ce sont eux qui ont placé ces champs de la mort. L’intelligence de cette intrigue va alors développer un film qui ne va pas chercher à prendre partie, ni des gagnants, ni des perdants de cette grande guerre. Mais, va simplement se permettre d’établir et de révéler des faits historiques peu connus des peuples libérés.
Dans une guerre, chacun a ses raisons et ses convictions de combattre, qu’elles soient bonnes ou mauvaises, la sagesse dépend du camp dans lequel chacun se trouve, mais, puisque c’est un conflit, les avis ne seront de toutes façons pas les mêmes, et de ce fait la justice peut également devenir criminelle.
L’Europe, vient de subir des années de carnages, de destructions et d’oppressions. Enfin libre, elle va alors commettre à son tour un acte indigne en exploitant de jeunes prisonniers allemands, qui eux, pour la plupart, ne connaissent pas réellement ce que leurs aînés ont fait subir tout au long de ce conflit.

Et c’est de là, que le film tire tout son intérêt, il dévoile brillamment des faits peux relater dans les livres d’histoires, puisque bons nombres de ces jeunes trouveront la mort ou seront démembrés en exécutant ces opérations. Le film se base essentiellement sur des faits déroulés au Danemark, mais d’autres pays dévastés, comme la France, ont pratiqué ces méthodes.
2 millions de mines sur le sol danois pour 2000 prisonniers contraints de les retirer, dont environ la moitié n’en s'ont pas revenu ou ont été blessés grièvement.

C'est un sujet qui pourrait faire polémique, tant l’Europe à souffert du régime nazi, et que la vengeance peut sembler logique, mais la logique peut s’avérer cruelle et inhumaine. Le cinéaste Martin Zandvliet n’y défend pas les Allemands, et n’y accable pas non plus les alliés. Il se contente de placer sa caméra et de nous raconter « Les Oubliés » qui ont permis la sécurisation du sol à leurs risques et périls, sous la pression d’un châtiment.

S’il ne dénonce pas ! Son discours se veut très censé, puisqu’il dépeint l’inutilité de la vengeance, et soumet un trouble sur les bonnes consciences. Il établit des faits dramatiques avec une intensité très touchante. Les personnages de cette tragédie s’y révèlent très humains, attachants et valeureux. C’est à la fois un film de survie, de pardon, de haine et d’amitié. Une œuvre sublime, un film de guerre hors norme et une allocution philosophique qui ne vous laisse pas insensible.

Le tout se déroule avec force et intensité à travers une mise en scène contemplative, ayant pour toile de fond : une plage de sable fin, blanc, aux allures paradisiaques qui finalement se substituera en dunes de l’enfer, marquées de la couleur du sang et de l’odeur de la mort.


Sortie en 2017, « Les Oubliés » rencontra un vif succès critique et commercial et remporta de nombreux prix au Danemark, dont : Meilleur Film Danois, Robert du Meilleur Réalisateur, Meilleur acteur (Rolland Moller) et Meilleur second rôle (Louis Hofmann). Il fut également nommé aux Oscars de 2017 dans la catégorie Meilleur Film Étranger et remporta 3 Prix en France lors de la 29e édition de « L’European Film Award » (Meilleure Photographie, Meilleurs Costumes, Meilleure Coiffure-Maquillage).

Je considère ce film comme l’un des immanquables de l’année 2017 et du cinéma de guerre historique dans ce qu’il se fait de mieux. Bien loin des blockbusters américains, nous sommes saisis par ce drame accablant, la richesse de son intensité, son suspense, ses décors et ses comédiens remarquables. La mise en scène, la photographie et le réalisme effroyables n'en demeurent pas moins des ingrédients fertile à cette belle production.
La conclusion humaniste, qui place les victimes en bourreaux, et les bourreaux en victimes, permet de révéler une face cachée de la Seconde Guerre mondiale, et ouvre la porte au plus beau des messages, celui du pardon et de la rédemption.
Un très grand film ! Appeler à devenir CULTE !

Ciné Vor.


NOTE FILM : 9/10

 BANDE-ANNONCE :

DISPONIBLE EN DVD et en Combo  Blu-Ray Edition Limitée SteelBook
depuis le 29 août 2017.


Casting : Roland Moller, Mikkel Boe Folsgaard, Joel Basman

Réalisateur : Martin Zandvliet

Format : PAL

Audio : Français (Dolby Digital 5.1,DTS-HD 5.1 ), Allemand, Danois

Sous-titres : Français

Région : Région B/2

Format : 2.35:1

Nombre de disques : 1

Editeur : ESC Editions

Durée : 101 minutes

Mise en Lumière par Cinévor en 1 clic !

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