The End Of The F***ing World


The End Of The F***ing World


SYNOPSIS : 

James, âgé de 17 ans, vit seul avec son père veuf, il se présente comme un psychopathe et tue régulièrement des animaux comme passe-temps. Il se lie avec Alyssa, une camarade de lycée, aussi rêveuse que rebelle qui vit avec sa mère et son beau-père. James se met en but de l'assassiner en quête de quelque chose de plus gros qu'un animal à tuer. Mais, il commence à ressentir des sentiments pour elle, alors qu'ils fuguent chacun de chez eux et se lancent dans un road trip avec de nombreuses péripéties tragi-comiques...

CRITIQUE :

Voici une nouvelle série originale Netflix, des plus appréciable, je me suis éclaté à découvrir ces 8 épisodes d’environ 25 minutes chacun, je l’ai dévorée en très peu de temps et mon seul regret demeure le fait, que l’intrigue aurait pu être étirée et creusée bien plus qu’elle ne l’est proposée.

J’ai adoré son thème, son originalité, son style décomplexé et ses personnages. On assiste à un road trip doté d’humour noir, de poésie et de violence avec une profondeur d’âme sur la quête de personnalité. Le couple d’adolescents que forme James et Alyssa n’est pas sans rappeler le légendaire duo Bonnie & Clyde, mais cette série m’a d’avantage fait penser à deux films méconnus du grand public et que je trouve pourtant fort sympathiques : "God Bless America" et "Super". Et pour cause : l’esprit humain se voit remis en question, la folie, le questionnement, le regard abrupt sur le monde, le bien, le mal et ses conséquences, tout un tas d’éléments habilement exploités à travers un réalisme pur, glauque et cynique. Le tout se déroule sur un rythme lancinant et pourtant complètement dingue, et c’est ainsi que l’on s’attache de manière très incongrue à ses deux personnages perturbés. Ils nous embarquent avec eux dans une aventure sensible, destructrice, romanesque, et ce, dans un souffle de liberté total.

Cette série se révèle glaçante, drôle et dérangeante, mais on adhère totalement à sa folie et à sa mélancolie. La mise en scène se veut des plus académiques, sa photographie est sublime et sa bande originale pousse avec brio, les cris d’amour, de détresses et de violences auxquels sont confrontés les héros.

Le casting est très adroit, Alex Lawther et Jessica Barden incarnent un duo digne des plus grands tandems de l’histoire du cinéma, on les situerait aisément entre Thelma & Louise, Bonnie & Clyde ou Mickey & Mallory.
Vous avez pu découvrir Alex dans l’excellent film « Imitation Game » sortie en 2014, il y incarnait Alan Turing jeune. Quant à Jessica, elle à jouée dans les films « Loin de la foule déchaînée » et « Hanna ». À leur côté, nous retrouvons la comédienne Gemma Whelan alias Asha Greyjoy dans l’excellente série « Game Of Thrones ».

Pour ma part, vous l’aurez compris, je suis sous le charme de cette mini-série britannique, Netflix poursuit son succès au sein des séries authentiques, passionnantes, déconcertantes et nous propose une fois de plus, un divertissement de grande qualité. J'espère sincèrement découvrir une seconde saison, tellement je me suis éclaté.

Ciné Vor.

NOTE : 7,5/10

BANDE ANNONCE : 


DISPONIBLE DEPUIS LE 5 JANVIER SUR NETFLIX